Cendrillon est un conte populaire et le nom du personnage central. L'Occident connaît surtout cette histoire à travers les versions fixées par Charles Perrault dans Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre et par les frères Grimm dans Aschenputtel. Il existe cependant une multitude de versions de par le monde, dont certaines peuvent être très différentes de celles connues en Occident.
Cendrillon n'est que le surnom de l'héroïne, dérivé du fait qu'elle se repose dans la cendre une fois son travail fini. On ignore son nom réel. Elle a un second surnom, celui de Cucendron, qu'une précieuse aurait banni mais que Charles Perrault choisit pour mieux souligner la vulgarité de Javotte (la belle-sœur ainée). Par contre, dans la version de l'opéra de Jules Massenet, le père de Cendrillon, Pandolfe, l'appelle Lucette[4]. On suppose alors que c'était son vrai nom.
Ces deux surnoms sont dérivés du mot cendre, qui a toujours été symbole d'humiliation et de pénitence : la Bible et l'Odyssée font mention de Jérémie se roulant dans les cendres et Ulysse assis dessus. Quant aux pères de l'Église, ils nous montrent les pénitents se couvrant la tête de cendres ou vivant dans la cendre[5]. Le surnom de Cendrillon vient d'un amalgame entre les mots cendre et souillon.
Mais ce seront essentiellement Charles Perrault en 1697 avec Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre et Jacob et Wilhelm Grimm, en 1812 avec Aschenputtel ou Aschenbrödel qui auront permis au conte de se fixer sous la forme qu'on lui connaît dans l'imaginaire collectif.
Néanmoins, son nom anglais Cinderella résulte d'une traduction « trop facile » de son nom original ; car contrairement à ce que cela pourrait laisser penser, la traduction anglaise exacte de « cendre » n'est pas cinder (qui signifie en fait « escarbille ») mais ash. L’Oxford English Dictionnary précise d'ailleurs que cinder n'a pas la même étymologie que ash. Une autre différence réside dans ce que désigne respectivement l'escarbille et la cendre : La cendre est une matière poussiéreuse et propre résultant d'une combustion complète, alors que l'escarbille est une matière solide et sale résultant d'une combustion incomplète[6].
Psychanalyse de ce conte de fée[modifier]
Globalement, le conte met en place l'accession à la reconnaissance paternelle d'un enfant auparavant rejeté grâce à une action montrant au grand jour ses qualités. C'est en soi l'histoire toute banale d'enfants se disputant la préférence parentale, en essayant de se surpasser. Ce qui est reconnu par le père est la bonté; c'est ce qui en fait un conte moraliste. (source Wikipedia)
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